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Contributions to the History of Art in Dalmatia, Vol.13 No.1 April 1962. -

L’ appartion d’ un bleu précieux dans la peinture de Dubrovnik entre le XIVè. et le XVIè. s., c’ est-à-dire à une époque où il était également rare ailleurs un Europe, est intéressante du point de vue de l’ histoire de notre culture. L’ »azur« le plus fin ainsi appelé d’ après »l’ azzurrro de La Magna«, employé dans la peinture vénitienne et florentine au début de la Renaissance et, plus tard et plus rarement, dans l’ art de l’autre côté des Alpes, était surtout fourni par les boutiques vénitiennes, où il arrivait de l’ Orient.

Le mot »azur«, lui-même d’ origine persane apparaît pour la première fois dans les archives de Dubrovnik, de même qu’ en langue italienne, au XIVè. s. Les artistes italiens sont les premiers en 1345 qui, à Dubrovnik, s’ engagent à employer de l’ »azur«. Ce n’ est que trois quarts de siècle plus tard que les artistes locaux commencent à mentionner l’ azur dans leurs contrats en 1427. A plusieurs reprises se trouve, dans le matériel d’ archives, la mention de l’ emploi du bleu le plus cher – bleu d’ outremer – et cela d’ abord dans les miniatures d’ où il s’ est étendu sous l’ influence des écoles de miniaturistes de la Dalmatie centrale et septentrionale au commencement du XVè. s. et, plus tard seulement, sur les tableaux d’ autel parements.

La composition physique et chimique de cet azur utilisé par les peintres de Dubrovnik était, selon toute probabilité, un carbonate de cuivre natural, tel qu’ était aussi le Lapis Armenus chez Pline et Agricola. Nous sommes conduits à cette supposition par la comparaison avec les textes contemporains et les éléments d’ archives, de même que par les analyses chimiques de certains »azurs« qui se trouvent dans les peintures de Dubrovnik de cette époque. C’ était peut-être la même composition que celle de l’ »azzurro di Bosna« qu’ exige formellement un commettant italien dans un contrat avec les peintres de Dubrovnik. En cherchant du miDubrovnik ont découvert, en même temps que des minerais d’ argent et de cuivre, des carbonates de cuivre naturels qui, Bosna, azzurro Raguseo.

Bien que considérablement moins chers qu’ à Venise et à Florence, les azurs étaient d’ un prix très élevé à Dubrovnik. Ils étaient pesés à la livre d’ orfèvres et pouvaient être mis en gage, tut comme les autres objets précieux.

De même qu’ en Italie, l’ habitude était, à Dubrovnik, qu’ une personne qui commandait une peinture payât le bleu aussi cher que l’ or à dorures et, au commencement, cette personne se le procurait elle-même, tandis que le peintre ne s’ occupait que de trouver les autres pigments. Pas plus qu’ en Italie les azurs ne se mentionnent à Dubrovnik avec la autres pigments, mais seulement à côté de métaux nobles, et isolés des autres couleurs.

Les premiers contrats qui ont été conservés et qui indiquent, pour Dubrovnik, l’ emploi de l’ azur, précisent qu’ il est utilisé dans les intérieurs luxueux des demeures de patriciens qui exigent que les murs, les plafonds, les embrasures, le mobilier sculpté et les draperies soient décorés avec ce pigment. Ce n’ est que plus tard que l’ on mentionne l’ emploi de l’ azur à des fins cultuelles: bannières de confraternités, coloration de bois sculptés et, finalement, peintures de parements d’ autels. Cette activité, qui atteint son apogée dans la seconde moitié du XVè. s., tombe subitement après l’ année 1500. En 1545 on trouve encore, pour la dernière fois, mention de l’ azur, et seulement pour la restauration de vielles icônes. Après cette date, et de même que dans la peinture italienne de la seconde moitié du XVIè. s., on perd le souvenir de l’ azur dans les contrats: le bleu ne se différencie plus de l’ or et de l’ argent, mais est mis au même rang que les autres ceuleurs. L’ emploi de l’ azur est tombé dans l’ oubli.



Autor: Ana Deanović -

Fuente: http://hrcak.srce.hr/



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