Ma découverte du système des eaux qui alimente le complexe palatio-défensif de la Citadelle d’Alger : un aqueduc à souterazi de près de huit mètres de haut Auteure : Dalila KAMECHE-OUZIDANE Docteure en Histoire des TechniReportar como inadecuado




Ma découverte du système des eaux qui alimente le complexe palatio-défensif de la Citadelle d’Alger : un aqueduc à souterazi de près de huit mètres de haut Auteure : Dalila KAMECHE-OUZIDANE Docteure en Histoire des Techni - Descarga este documento en PDF. Documentación en PDF para descargar gratis. Disponible también para leer online.

1 CDHTE - Centre d-histoire des techniques et de l-environnement

Résumé : Durant le siècle qui suit son installation, la Régence ottomane d’Alger 1516-1832 construit quatre longs aqueducs pour alimenter en eau la médina. Artisans du pays et esclaves chrétiens travaillent à mettre en œuvre une technologie originale, méconnue, le souterazi. Cette technique hydraulique est décrite pour la première fois par l’ingénieur et hydrographe français Andréossy Andréossy, 1818 : 385-478, sorte de tour d’évent érigée pour franchir de fortes déclivités et dont le cout de construction est cinq fois moindre que celui d’un pont-aqueduc. Cette ingénierie de l’eau puise ses racines dans l’Empire romain d’Orient, mais c’est l’Empire ottoman qui la hissera au rang d’art hydraulique : Istanbul, Alep Mazloum, 1937, Saint-Jean d’Acre, d’abord ; Puerto Real, Talavera près de Cadix, Tamesloht Mohamed El-Faïz, 2005 : 168-169, plus tardivement. Pour alimenter en eau le complexe palatio-défensif de la Citadelle, une série de souterazi sont érigés. Cette eau en conduite forcée alimente dans un premier temps le kiosque-fontaine de la Citadelle et son réservoir. En effet, le Fort l’Empereur sous lequel chemine l’aqueduc, est juché sur un promontoire à 220 m d’altitude tandis que la Citadelle se positionne a près est de 125 m par rapport au niveau de la mer. L’eau est ensuite distribuée en conduite libre à tout un ensemble très stratifié qui accueille le Palais du Dey, la mosquée du Dey, le palais des Beys, le hammam de l’Agha, le Quartier des Janissaires, la Mosquée des Janissaires, la poudrière, le Jardin d’Été, un parc à autruches… L’art de construire des aqueducs à souterazi interpelle la question de la circulation des savoirs et les probables acteurs de cette transmission, les esclaves publics. Pour Alger, ces ouvrages qui n’ont intéressé ni les archéologues et encore moins les hydrauliciens du XIXe siècle, seront très tôt démolis.

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Autor: Dalila Kameche-Ouzidane -

Fuente: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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