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1 HCTI - Héritages et Constructions dans le Texte et l-Image

Abstract : This thesis is a study of The New Dictionary writen by Adrien-Quentin Buée (1748-1826), clergyman, polemicist and royalist during the French Revolution.His polemic dictionary, published in 1792, is typical of counter-revolutionary movement. This opus thesis while appearing like a textual monograph, contributes to the political lexis studies of the Revolution using lexicological methods. It focuses especially on particular central words which have many occurrences. Finally, it aims at identifying rhetorical figures and polemical processes, all the while mixing an antagonistic discourse with linguistic comments in a typical dictionary structure.

Résumé : Le Nouveau Dictionnaire d’A.Q. Buée :1792Etude d’un discours polémique contre-révolutionnaire, (thèse soutenue en 1995 à Aix-en Provence)Ghislaine ROLLAND-LOZACHMEURCette thèse est consacrée à l’étude du Nouveau Dictionnaire d’Adrien Quentin Buée (1748-1826), prêtre, polémiste et royaliste dont le dictionnaire écrit, pendant la Révolution, en 1792 (2ème édition en 1821), est représentatif du courant contre-révolutionnaire.Il s’agit d’abord d’une monographie. Toutefois, ce travail s’inscrit plus largement dans les études sur le vocabulaire politique de la Révolution et dans les réflexions, d’une part, sur les méthodes lexicométriques et, d’autre part, sur la polémique.Nous avons, dans une première partie, resitué le texte dans son contexte et dans l’histoire des genres, ce qui nuance le retour a historique à la rhétorique que propose C. Kerbrat-Orecchioni. Nous avons donc insisté sur la vie et la personnalité de l’auteur et nous avons retenu son intérêt pour la religion, les mathématiques et la polémique. Dès 1791, avant de publier le Nouveau Dictionnaire, Buée s’illustre dans une forme de lit-térature polémique, les Dialogues de la mère Duchesne, textes pamphlétaires qui déni-grent le nouveau régime révolutionnaire. Nous avons ensuite montré que le Nouveau Dictionnaire reste fidèle à la tradition du dictionnaire critique ; l’ordre alphabétique, le souci des définitions, le découpage par matières rendent la consultation et la lecture fa-ciles et agréables. Les « points de fixation » que la forme dictionnairique (terminologie de B. Quémada) isole, contiennent la discussion. En outre, le choix de la présentation par entrées, propre au dictionnaire, dispense d’un plan général. Enfin, la forme diction-naire souligne la réflexion sur l’importance du langage. Au XVIIIe siècle, on sait bien que les mots sont créateurs de pensée et que les contrôler est essentiel.Dans la deuxième partie, nous avons classé les entrées thématiquement et nous avons détaché sept groupes : les principes nouveaux de gouvernement et les institu-tions, la mise en œuvre des principes révolutionnaires, les événements fondateurs et les emblèmes, les actes de langage liés à la nouvelle organisation du pouvoir, les valeurs contre-révolutionnaires, les acteurs sociaux de la Révolution. Or, si l’on admet que l’ensemble des 73 entrées forme un réseau qui participe au même champ polémique | politique, il faut reconsidérer ici les limites du vocabulaire politique. A côté de mots at-tendus comme loi, constitution, pouvoir, élection, responsabilité des ministres, sépara-tion des pouvoirs, souveraineté de la nation, des mots traditionnellement considérés comme religieux ou renvoyant aux mœurs, entrent dans le champ du politique avec vœux religieux, culte religieux, décatholiciser la France, mœurs, éducation nationale.Par ailleurs, les comptages effectués sur le texte permettent de relever le grand nombre d’occurrences de mots très généraux comme homme (137), faire (188), grand (43), ou d’un vocabulaire grammatical comme l’article défini « le, la l’, les » (2133), la préposition de (1293), ou la conjonction et (419). Ce constat n’a rien d’étonnant car ces mots sont à la base de nombreux textes.Toutefois, on observe aussi un nombre important de verbes métalinguistiques ou traduisant des opérations intellectuelles comme savoir ou dire. Ces fréquences ren-voient au thème de l’abus des mots qui anime le débat d’idées à la fin du XVIIIe siècle. En effet, les hommes de cette époque ont conscience que le langage joue un rôle primordial dans la formation et la propagation des idées politiques et sociales, et savent utiliser la langue pour dominer les autres. Les acteurs sociaux sont, par ailleurs, bien re-présentés parmi les mots à forte fréquence. A titre d’exemples citons : homme, peuple, législateur, nation, loi, auteur, ennemi, clergé, enfans, philosophes…Au contraire des « vrais dictionnaires » qui définissent les mots en langue, Buée, lui, met en scène des situations sociales concrètes.Un autre résultat, livré par les comptages, est la parenté des vocabulaires révolu-tionnaires et contre-révolutionnaires comme abus, assignats, citoyen actif, liberté, ser-ment. Ainsi Buée, Saint-Just et Robespierre ont en commun de nombreux mots de fortes occurrences : peuple, liberté, loi, homme, droit, nation, ennemi, roi.Cette étude a été complétée par une analyse des collocations des mots de haute fréquence. Ce deuxième niveau a fait apparaître un point essentiel : le fonctionnement en réseaux. Par exemple des mots comme loi, homme, religion, se combinent fréquem-ment avec mœurs :« Hommes sans mœurs qui ne pouvez croire à la vertu, ce n’est pas à vous que je parle. »« Moins on a de mœurs, moins on est sensible à l’animadversion des loix. »« Si vous n’avez point de religion… toute confiance doit vous être ôtée, vous êtes dans le cœur un malhonnête-homme, vous êtes dans le cœur, un homme sans mœurs. »On comprend mieux pourquoi Buée intéresse le lexicographe ; non pas qu’il fasse œuvre originale au niveau des définitions qui sont des pirouettes, mais parce que les collocations révèlent l’état social du lexique. Ainsi, l’article Abus relève la spécialisa-tion révolutionnaire du mot :« Torts de l’ancien régime qu’on n’ose plus mettre en avant pour justifier le nou-veau. »Cette attestation n’est pas dans le Dictionnaire de l’Académie française de la même période qui est moins sensible à la caricature.Dans une dernière partie, nous avons abordé le genre de ce texte : le niveau polé-mique. Nous avons dégagé les principaux éléments qui expliquent la stratégie de Buée, les figures de la polémique et la place du polémiste dans le discours conflictuel. Les fi-gures sont dévalorisantes, transgressent les règles du savoir-vivre pour permettre à l’auteur d’extérioriser son indignation. Elles servent le plus souvent à désigner l’adversaire. Ce sont entre autres :– les métaphores et les périphrases (« les fureurs d’un peuple altéré de sang », « es-pèce d’insectes », « fourneaux à distiller des infamies et des sottises ».– les hyperboles (les folliculaires « infectant la France entière du venin de la rage et de l’anthropophagie »).– la réticence qui permet à l’auteur de suggérer sa critique : « Ces clubs… je voulois soutenir ce ton jusqu’à la fin… ».– le chleuasme par lequel Buée feint la modestie pour mieux dénigrer l’adversaire :« J’ai examiné le décret en question. J’ai essayé d’en faire un autre, et d’y pousser encore plus loin la déraison et l’atrocité. Cela m’a été impossible. »L’étude de l’énonciation et notamment des embrayeurs et des temps verbaux a fait ressortir la voix sincère du polémiste. Le pronom « je » (245) rivalise particulièrement avec les « on » (348) et les « il(s) » (348). Nous avons aussi noté l’importance des pré-sents de l’indicatif (1802), temps du discours et du dialogue fictif avec les adversaires et temps du dictionnaire, les modalités appréciatives qui font entendre la voix de la morale, les infinitifs (960) qui se prêtent aux définitions et aux généralités et les formes impersonnelles (82 « il faut ») qui, par leur sobriété, servent la persuasion.Nos résultats recoupent les travaux ce C. Kerbrat-Orecchioni, M. Angenot et U. Windisch. Toutefois, contrairement à la perspective a historique que propose C. Ker-brat-Orecchioni, nous avons insisté sur le fait que notre auteur ne pouvait pas être sépa-ré de la forme dictionnaire qu’il avait choisie. Le Nouveau Dictionnaire est avant tout un dictionnaire et adopte donc les formes textuelles propres à son époque. Par exemple :– la pseudo-définition comme à Avocats (« Maudits bavards que Dieu confonde »).– la fausse démonstration sur l’assignat.– l’anecdote sur une marchande de mode.

en fr

Keywords : Linguistic Polemic Dictionary enunciation semantic lexis Revolution

Mots-clés : Linguistique Polémique Dictionnaire Enonciation Lexique Rhétorique





Autor: Ghislaine Rolland-Lozachmeur -

Fuente: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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