Du lieu commun à l’intertextualité signifiante : la présence subversive des suasoires politiques dans la poésie ovidienne (Trist. III, 7 ; Met. XV, 855-879)Reportar como inadecuado




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1 HALMA - Histoire, Archéologie et Littérature des Mondes Anciens

Abstract : This article aims to study the political issues of the presence of the declamation in two passages where Ovid mentions the survival of his poems : the letter to Perilla (Tr. III, 7) and the end of the Metamorphoses. It shows how, in both texts, echoes of famous school exercices about Alexander the Great (cf. SEN. Suas. 1) and Cicero (Suas. 6 et 7) invites us to read what seems at first a mere topos on poetic immortality in a more subversive way, touching on themes like censorship and punishment, or the difficult relationship between the writer and the prince (or the tyrant). The article argues that, far from being a vague and inert reminiscence, the intertextual memory of those declamationes, shared by Ovid’s Roman audience, might enhance the political meaning of the confrontation between Augustus’ and the poet’s apotheoses.

Résumé : Cet article se propose d’observer les enjeux politiques de la présence de la déclamation dans deux passages ovidiens où le poète évoque la survie de son œuvre littéraire : l’épître III, 7 des Tristes, adressée à la jeune Perilla, et les derniers vers des Métamorphoses. Y repérant des échos à des sujets fameux de déclamation – les suasoires sur Alexandre le Grand (cf. SEN. Suas. 1) et sur Cicéron (Suas. 6 et 7) – il tente de montrer que cette présence intertextuelle infléchit les déclarations topiques sur l’immortalité de la poésie dans le sens d’un positionnement plus subversif sur les thèmes de la censure et de l’oppression, et le rapport d’opposition – et de compétition – qui oppose le poète (-l’intellectuel) et le prince (-le tyran). Pour cela, l’article revient d’abord sur le statut que l’on peut accorder aux souvenirs de déclamation qui sont repérables dans la lettre à Perilla, entre réminiscence inconsciente et allusion volontaire. Puis, il s’intéresse à l’éloge d’Auguste qui conclut les Métamorphoses (Met. XV, 855-670) suivi de l’évocation de la gloire poétique dont jouira Ovide (v. 871-879) : dans cette confrontation entre l’apothéose du prince et celle de l’auteur rendu immortel par son œuvre, peuvent se faire entendre des échos des suasoires sur Alexandre et Cicéron, qui suggèrent, de la part du poète, une forme de résistance politique au pouvoir dont il a été victime.

Mots-clés : déclamation Ovide Sénèque le Rhéteur Alexandre Cicéron Auguste intertextualité mémoire poétique politique





Autor: Florence Klein -

Fuente: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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