Un modèle espagnol de politique culturelleReportar como inadecuado




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1 université de Barcelone 2 CEPEL - Centre d-Etudes Politiques de l-Europe Latine

Résumé : Dans l-Europe des politiques culturelles, l-Espagne incarne un modèle à part, à l-image de son régime constitutionnel, ni fédéral ni centraliste, mais composant une formule originale des deux inspirations constitutionnelles. On en retrouve la trace dans le fait que, si l-État espagnol dispose d-une compétence culturelle affirmée, la culture est, simultanément, une attribution fondamentale des communautés autonomes (Prieto de Pedro 1993). Celles-ci sont extrêmement diverses, à la mesure des identités historiques, économiques ou politiques qui y sont enracinées. La « décentralisation » à leur profit de larges attributions a eu des effets considérables sur la manière dont les politiques culturelles se sont développées jusqu-à aujourd-hui (Bouzada 2007). Les communautés dites « historiques », dont l-existence précède l-unité espagnole, disposent d-une langue propre et d-une identité nationale. Elles ont été au principe de la régionalisation des politiques publiques, et sont aujourd-hui dotées de compétences supérieures en nombre et en niveau d-autonomie, à celles les autres communautés autonomes (Brugué et Gomà 1998). Celles-ci ont pourtant été créées sur l-ensemble du territoire espagnol, selon un schéma de mimétisme institutionnel, et afin d-atténuer la spécificité des premières. Dans bien des cas, elles correspondent cependant à des réalités territoriales assez évidentes, comme dans le cas de l-Andalousie, des Iles Canaries ou Baléares, ou de la Communauté Valencienne. Certaines communautés autonomes ont été formées sur le territoire d-anciennes provinces, soit le niveau immédiatement inférieur, équivalent au département français. Le résultat de ce processus est une grande asymétrie de taille, de tradition et de perspective politique : ainsi Madrid constitue une communauté monoprovinciale artificiellement coupée du reste de la Castille, tandis que la Cantabrique ou la Rioja sont des communautés démographiquement très petites, historiquement rattachées à la Castille. Cette inscription de la décentralisation sur le territoire espagnol a un impact considérable sur la diversité interne des identités et des politiques publiques, notamment culturelles. Au niveau national, l-État espagnol détient des attributions qui ne peuvent s-assimiler à celles d-un Etat fédéral. Il dispose certes des compétences dont ce dernier jouit, par exemple en Allemagne (Burns et Van Der Will 2003). Il en est ainsi des relations culturelles internationales, notamment en matière d-échanges de biens patrimoniaux, des capacités à réglementer les secteurs tels que les droits d-auteurs ou les régulations de bases des différents domaines (spectacle vivant, patrimoine, enseignement artistique…). Mais l-État espagnol intervient aussi directement dans les domaines, par le biais de politiques publiques à vocation générale (plan de développement des théâtres, de réhabilitation des cathédrales) ou particulière, lorsqu-il estime d-intérêt national le soutien à telle entreprise culturelle urbaine ou autonomique.

Mots-clés : Espagne, Europe, Comparaison,Politiques culturelles,Décentralisation





Autor: Lluís Bonet - Emmanuel Négrier -

Fuente: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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