De la maison à la ville dans lorient ancien : bâtiments publics et lieux de pouvoirReportar como inadecuado




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1 ArScAn - Archéologies et Sciences de l-Antiquité

Résumé : D’après Jean Margueron (1982), le IVème millénaire voit l’épanouissement de bâtiments monumentauxbâtis sur un plan tripartite (salle longue et deux bas-côtés équilibrés, ainsi qu’un étage) et pourvus d’undécor très élaboré, dont on a pensé dans un premier temps qu’il s’agissait de temples mais qui seraientplutôt dépendant d’un pouvoir royal. De nouvelles formes architecturales apparaissent dans les villes duIIIème millénaire et on distingue plus facilement la maison de roi de la « maison du dieu ».À l’origine, le palais est considéré comme une « grande maison », ainsi que le définissent les Sumériens :é-gal, où habite le roi, lui-même un « grand homme », lugal. Dès le IIIe millénaire, le terme ne désigne plusseulement le bâtiment, qui a acquis ses propres caractéristiques, mais également par extension le domaineroyal. Lieu de pouvoir, le palais conserve toutefois sa première fonction de lieu d’habitation pour le roi etsa famille.Les participants au Séminaire d’Histoire et Archéologie des Mondes Orientaux (2013) ont abordé diverscomplexes palatiaux du Proche-Orient, datés du IIIème au Ier millénaire av. J.-C. Les archéologues se sontattachés à donner une définition au terme « palais ». Pierre de Miroschedji a sélectionné cinq critères quidoivent, ensemble, définir ces grands bâtiments séculiers : le caractère monumental de leurs dimensions,leur emplacement particulier dans la ville, leur plan, conçu à l’avance comme un centre de gestion politiqueet économique et leur construction soignée ayant mobilisé une importante main-d’oeuvre. Martin Sauvageconfirme ce dernier point en mesurant, à partir des données archéologiques et épigraphiques, l’investissementen moyens humains et matériel pour la construction des édifices publics à Garšana à la fin du IIIe millénaire.Quelques variantes doivent être apportées à ces définitions selon la zone géographique considérée. BerengèrePerello montre qu’au Bronze Ancien, en Anatolie occidentale, l’appellation « architecture de prestige » estpréférable à « palais » pour l’architecture monumentale, dans la mesure où le plan utilisé n’est que la versionagrandie de celui de l’architecture domestique. Laura Battini discute de la nature du bâtiment officiel de Nuzi(XIVe siècle), qui relève bien de la catégorie des palais, tout en présentant des particularismes sans doute enpartie dus à une tradition mittanienne. Ce palais recelait plusieurs centaines de tablettes. Philippe Abrahami,à partir de cette masse documentaire, propose une reconstitution de la gestion administrative de ce centreprovincial. Une telle étude n’est pas possible pour les palais de Kaneš qui n’ont pas livré d’archives (CécileMichel, XIXe-XVIIIe siècles) : rares sont les tablettes exhumées dans le palais de Waršama. En revanche, lesmilliers de tablettes découvertes dans les maisons des Assyriens de la ville basse documentent indirectementle palais anatolien, comme un centre de pouvoir économique et politique. Marcelo Rede, qui analyse lanature du pouvoir exercé à Mari à partir des archives mises au jour dans le palais (XVIIIe), construit unnouveau modèle, celui du « palais bédouin ». Les différentes phases d’un palais – construction, destruction,rénovation – sont traitées par Laura Cousin à propos du palais de Babylone du Ier millénaire, et le rapportentre architecture palatiale et bas-reliefs dans les palais assyriens du Ier millénaire, est analysé par NicolasGillmann. Celui-ci relève « un jeu de miroir » entre d’une part les bas-reliefs qui dépeint le pouvoir royal, etd’autre part le bâtiment qui abrite ce pouvoir et met en scène les bas-reliefs.Le temple, de même que le palais, est désigné par le mot é, « maison » (du dieu). Ces édificesreligieux sont abordés à travers le temple de lugal.dingir.kalam à Mari. Selon Pascal Butterlin, il s’agit d’ungrand ensemble religieux à deux temples datant de la seconde moitié du IIIème millénaire, et dont le templebas était intégré dans la terrasse-sanctuaire. Il recelait une cachette remplie de statuettes, dont quatre sontinscrites, dévoilant le nom du dieu LUGAL DINGIR KALAM. Ces inscriptions, ainsi que la quarantained’autres inscriptions lapidaires découvertes dans les temples et le palais de Mari sont analysées par CamilleLecompte. Ces inscriptions, essentiellement votives, dévoilent les noms des intendants et des membres del’entourage royal : elles permettent de compléter nos connaissances sur l’organisation du palais de Mari àl’époque présargonique.

Mots-clés : Bâtiments publics Proche-Orient ancien Mari Anatolie Nuzi palais temples assyrien babylonien





Autor: Cécile Michel -

Fuente: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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