Sémantique et syntaxe des subordonnants de cause en russe contemporainReportar como inadecuado




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1 MoDyCo - Modèles, Dynamiques, Corpus

Résumé : Les subordonnants de cause sont nombreux en russe. Il convient donc de déterminer avec précision leur sphère d-emploi afin de choisir le connecteur adéquat. Ils relèvent de trois grands types morphologiques : 1) les locutions conjonctives formées à l-aide d-une préposition de cause, du pronom to (ce) et du conjonctif čto (que) sont choisies par l-énonciateur en fonction du sémantisme de la préposition qui constitue la base de la locution (il faut donc avoir une bonne connaissance des emplois de ces prépositions, notamment en ce qui concerne les prépositions primaires dlâ, za, iz-za, ot, po, čerez ; iz et s ne forment pas de conjonction causale) ; 2) les conjonctions potomu čto, ottogo čto et zatem čto, formées comme l-est parce que en français, présentent des similitudes d-emplois ; il faut cependant noter que zatem čto est assez peu utilisé depuis le début du XXe siècle ; 3) les lexèmes ibo, tak kak et raz (et quelques autres moins fréquents) sont respectivement d-origine conjonctive, pronominale et substantivale ; ibo est classé parmi les coordonnants, mais donné comme équivalent - livresque - de potomu čto, la différence entre eux n-est cependant pas une question de style ; tak kak et raz desservent la cause consécutive (l-énoncé est orienté vers l-énonciation de l-effet), mais ils ne sont pas non plus synonymes. L-analyse croisée des caractéristiques sémantiques et syntaxiques des cinq lexèmes (je laisse de côté zatem čto, vieilli) permet de déterminer plus précisément leurs spécificités. potomu čto présente un spectre d-emplois très large, il est le subordonnant causal par excellence, mais s-il est capable d-introduire aussi bien une cause référentielle (autrement dit, factuelle) que non référentielle, une cause explicative ou, rarement, consécutive, une justification à chronologie respectée ou une argumentation à chronologie inversée, il est avant tout le subordonnant de la cause explicative emphatique ; ottogo čto ne peut introduire qu-une cause référentielle (explicative emphatique également) ; ibo, que la tradition grammaticale donne donc comme le synonyme - livresque - de potomu čto, introduit comme potomu čto une cause référentielle ou non référentielle, explicative et justificative, mais ibo ne présente jamais la cause comme emphatique, et c-est ce qui le différencie de potomu čto; en ce qui concerne son statut, de coordonnant ou subordonnant, il présente, à l-instar de car en français, des caractéristiques syntaxiques de l-une et l-autre parties du discours ; enfin, tak kak et raz présentent tous deux la relation de causalité orientée vers l-effet, ce qui a pour conséquence que ce n-est pas la cause qui est emphatique ; raz expose la cause comme coercitive (son existence impose l-existence de l-effet : il ne peut en être autrement). Chacun de ces connecteurs a donc son - domaine - de prédilection, mais potomu čto est sans nul doute le subordonnant de cause le plus polyvalent, ce que montrent les chiffres concernant sa fréquence.

Mots-clés : russe subordination expression de la cause





Autor: Christine Bracquenier -

Fuente: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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