La Convention de Rio sur la diversité biologiqueReportar como inadecuado




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1 DICE - Droits International, Comparé et Européen

Résumé : Du 3 au 14 juin 1992, en écho à la première grande conférence onusienne sur l-environnement et le développement, celle de Stockholm organisée en 1972, se tenait à Rio de Janeiro la Conférence des Nations Unies sur l-environnement et le développement (CNUED), dite aussi Sommet de la Terre. Cette conférence marquait une étape dans la perception des enjeux environnementaux et suscitait de vifs espoirs. Un programme d-action pour le XXI ème siècle, Action 21, dont le chapitre 15 est consacré à la préservation de la diversité biologique, y était adopté. La Convention sur la diversité biologique, adoptée peu avant, y recevait 157 signatures. Entrée en vigueur dès 1993, cette Convention compte aujourd-hui 193 Parties ce qui en fait à n-en pas douter l-une des conventions internationales, toutes matières confondues, les plus largement ratifiées. Vingt ans plus tard, force est de constater que les rapports et études scientifiques concluent tous à une aggravation de la menace que représente la perte de diversité biologique qui conduit à s-interroger sur l-effectivité de la Convention de Rio. Le dernier bilan environnemental publié par le Programme des Nations met en évidence les difficultés pratiques que rencontre la communauté internationale pour mettre en oeuvre cette convention. Selon ce rapport,-les zones protégées couvrent désormais plus de 13% de la superficie terrestre totale mais sont encore souvent isolées les unes des autres ;-moins de 1,5 % de la superficie marine totale est actuellement protégée alors que l-objectif d-Aichi pour la biodiversité convenu au niveau international dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB) vise à protéger 10 % des zones côtières et marines d-ici 2020 ;-les pertes substantielles et continues d-espèces contribuent à la détérioration des écosystèmes. Dans certains taxons, jusqu-à deux tiers des espèces sont menacées d-extinction; les populations d-espèces déclinent et, depuis 1970, les populations de vertébrés ont régressé de 30 %, tandis que la conversion et la dégradation ont réduit de 20 % certains habitats naturels. Les changements climatiques auront des impacts profonds sur la biodiversité, notamment en association avec d-autres menaces 1. 12% des 10.000 espèces d-oiseaux sont menacées ou en danger d-extinction immédiate, ainsi que 23% des 4.776 espèces de mammifères, 46% des poissons, un tiers des amphibiens et 70% des plantes évaluées, constate l-Union mondiale pour la nature (UICN) dans son dernier rapport. Chez les mammifères, les 240 primates autres que l-espèce humaine sont en danger et près de la moitié en voie d-extinction. L-Homme est responsable de 99% des menaces qui pèsent sur les espèces. L-UICN estime à 24 le nombre d-espèces menacées en 1975, à 1.000 en 1985 et à 16.306 en 2007, année au cours de laquelle 785 d-entre elles se sont éteintes

Keywords : biodiversity convention international law





Autor: Sandrine Maljean-Dubois -

Fuente: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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