Limpact de l’expérience de la Guerre Civile sur la protection internationale des biens culturels en temps de guerre au XXe siècleReportar como inadecuado




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1 LCP - Laboratoire Collectivités Publiques

Résumé : L’attention portée au patrimoine est devenue au cours du XIXe siècle une préoccupation politique, culturelle et sociale d’un grand nombre d’Etats. Sans nul doute, en raison de la richesse et de l’ancienneté de leurs monuments bâtis, les Etats européens furent parmi les premiers à s’y intéresser. Au-delà des développements au sein de chaque Etat, ce consensus européen autour de la question patrimoniale finit par émerger en droit international notamment dans les travaux de l’Institut de Droit International. Si la conférence internationale de Bruxelles de 1874 et le manuel d’Oxford de 1880 préconisent aux belligérants d’exclure des bombardements et destructions intentionnelles les édifices des villes consacrés aux cultes, aux arts, aux sciences comme ils le font des hôpitaux et lieux de soins des malades et blessés et de signaler ces biens à l’assiégeant par des signes visibles spéciaux, ce sont véritablement les conventions de La Haye de 1899, 1907 et 1924 qui pour la première fois dans le droit de la guerre singularisent les biens culturels pour les mettre à l’abri lors des conflits militaires. Durant le premier conflit mondial, c’est dans les pays neutres que se prolongea cette réflexion. La Société des Nations SdN créée en 1919 dans le cadre du Traité de Versailles reprit à son compte ces efforts, tout en privilégiant la mise hors la loi de la guerre plutôt que son humanisation par voie de convention. En 1922, est créée la Commission Internationale de Coopération Intellectuelle CICI dans le but d’améliorer les conditions de travail de la main d’œuvre instruite et de créer à l’échelle internationale des liens entre enseignants, artistes, scientifiques et membres d’autres professions. Et en 1926 est fondé l-Institut International de Coopération Intellectuelle IICI qui sera complété par l’Office International des Musées. Enfin, en 1931, la coopération intellectuelle est reconnue comme une organisation technique à part entière.Dans un contexte comparatiste renforcé en matière juridique en ce début du XXe siècle, ces organismes sont chargés entre autres missions d’établir une protection internationale du patrimoine culturel en rapprochant les législations nationales, les acteurs des musées, et en travaillant à l’établissement de conventions internationales. Ce sont des recommandations, des études préparatoires et des manuels techniques, des projets de conventions qui vont marquer la progression du travail de l’OIM. Pour assurer ses travaux d’un écho suffisant, ce dernier diffuse à partir des années 1927 par le biais de la revue Mouseion ses rapports, et c’est par son initiative que plusieurs conférences internationales sont organisées pour aboutir à des textes et positions communes Rome 1930 sur les techniques de restauration, Athènes 1931 sur la conservation des monuments d’art et d’histoire, Madrid 1934 sur l’aménagement des musées et la muséographie, Le Caire 1937 sur le statut des fouilles archéologiques notamment.Or dans ce contexte, la Guerre Civile espagnole constitue une étape importante dans la prise de conscience de la désuétude des règles des conventions de La Haye et de la nécessité de les compléter. Non seulement ce conflit constitua une expérimentation grandeur nature des mesures techniques de protection des collections muséales et monuments dont l’exemplarité fut relayée auprès des Etats occidentaux I mais la Guerre Civile catalysa l’élaboration d’un projet de convention internationale pour protéger le patrimoine en temps de guerre dont les fruits ont été recueillis dans la convention de La Haye de 1954 II. En l’état de nos recherches, ce sont les archives et la bibliothèque de l’UNESCO qui constituent principalement notre terrain d’investigation.

Mots-clés : musée évacuation Espagne XXe siècle guerre civile Office international des musées protection du patrimoine culturel convention internationale Unesco





Autor: Philippe Tanchoux -

Fuente: https://hal.archives-ouvertes.fr/



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